Le long week-end des 24 Heures du Mans avait pourtant bien
débuté pour le Team IMSA Performance-Matmut : à l’issue des
qualifications, la Porsche n°76 avait en effet réalisé le meilleur temps
du GT2 en établissant le nouveau record du tour de la catégorie.
Malheureusement, Raymond Narac, Patrick Long et Richard Lietz
n’ont pas pu bénéficier de la pole position : suite à une manoeuvre
jugée « non-réglementaire » par le collège des commissaires
(intervention au niveau du réservoir sur la pré-grille), la 997 GT3-RSR était rétrogradée en fond de
peloton.
A 15h, Patrick Long prenait le départ et remontait rapidement dans la hiérarchie : à l’issue du premier
tour, il était déjà revenu au 6ème rang du GT2 ! Le pilote américain poursuivait sa progression et cédait sa
place à Richard Lietz au pied du podium à l’issue du premier relais.
L’Autrichien lui redonnait le volant peu
avant le cap de la deuxième heure. Mais alors que Patrick revenait en piste à la 2ème position, la Porsche
du Team IMSA Performance-Matmut et celle du Flying Lizard se touchaient au virage d’Indianapolis. Trop
endommagée, la n°76 ne pouvait repartir, obligeant l’équipe à abandonner dans sa quête d’une
deuxième couronne consécutive.
ILS ONT DIT :
Franck Rava (Team Manager IMSA Performance-Matmut) : « Malheureusement, cet abandon est lapreuve que d’une année à l’autre, avec la même voiture et les mêmes pilotes, le résultat peut êtretotalement différent. L’équipe a bien travaillé, elle a montré son niveau de compétitivité avec la pole et n’acommis aucune faute. Ce matin, ça avait mal débuté avec une fuite d’eau. C’est une mauvaise journée. »
Patrick Long (Pilote Porsche 997 GT3-RSR n°76) : « Je suis arrivé en 6ème dans le virage d’Indianapolis aumoment où une Ferrari et une Porsche se bataillaient. La Porsche a donné un gros coup de frein, plus tôt que prévu. J’ai essayé de l’éviter, mais l’avant gauche de ma voiture a touché l’arrière droit de l’autreauto. Les dégâts, sur le train avant et le train arrière, étaient trop importants pour revenir au stand. »
Daniel Havis (PDG Groupe Matmut) : « C’est une énorme déception. Nous avions tout pour gagner : unebonne auto et des bons pilotes. Malheureusement, c’est la course et elle est parfois injuste. C’est vraimentla faute à “pas de chance”, voilà tout. »
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