Pour sa 7e participation à la plus célèbre course d’endurance au monde, Soheil a terminé à une belle 8e place au volant de son Prototype Courage ORECA LC70 du Team ORECA. Un bon résultat étant donné l’absence de casses et d’abandons des six voitures favorites, les trois Peugeot et les trois Audi à moteur diesel, qui ont logiquement trusté les six premières places.
C’est à 15h00 que le départ était donné et c’est Soheil, plus expérimenté à cet exercice que ses équipiers Loïc DUVAL et Laurent GROPPI, qu’incombait de s’élancer. Immédiatement dans le rythme, le pilote ORECA bataillait dans les premiers tours avec la Pescarolo de BOULLION et naviguait à la 9e place avant que les sorties de route et les soucis techniques de ses adversaires ne lui donnent la 7e place. Une bonne stratégie et le tête à queue de la Pescarolo faisaient même monter l’équipage en 6e position pendant plusieurs heures, chacun des trois pilotes réalisant un double puis un triple relais (45’ par relais).
Ce rythme de sénateur était tenu jusqu’à la nuit avant q’un problème d’embrayage obligeait Laurent GROPPI à rentrer au stand peu après minuit. Paradoxalement, la sortie de piste et l’abandon de l’autre Prototype du Team ORECA quelques tours avant et l’arrivée du safety car profitaient à l’équipe pour intervenir sur la n°5 sans perdre trop de tours. Laurent GROPPI repartait à la 8e place.
Au petit matin, alors qu’une pluie fine était apparue en milieu de nuit, c’est un problème de démarreur qui touchait à nouveau l’auto en lui faisant perdre deux tours mais heureusement pas de place. Néanmoins la possibilité d’être la 1ère voiture essence au classement devenait hors de portée, la Pescarolo ayant désormais six tours d’avance sur la voiture du Team ORECA. Le trio AYARI-DUVAL-GROPPI et leur monture réalisaient ensuite un sans faute et terminaient cette 76e édition des 24 Heures à une méritée 8e place, revenue à trois tours de la Pescarolo. La course été remportée pour la 8e année consécutive par Audi devant deux Peugeot.
« Ce fut une course passionnante sur le sec, car l’auto était bien réglée et facile à pilote, puis délicate sur piste humide car la pluie n’était jamais très forte et il a fallu souvent changer de pneus entre les gommes sec, intermédiaire ou pluie. J’ai pris un plaisir énorme au volant et l’entente entre les six pilotes était géniale. Stéphane (ORTELLI, habituel équipier de Soheil mais pas encore remis de ses fractures à la cheville) et Nicolas (LAPIERRE, habituel équipier de PANIS mais affaibli par un virus) sont venus nous encourager tout le WE, c’était bon de les avoir avec nous » commentait Soheil le soir de la course.
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