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FR35 : Hungaroring, Marsoin meilleur rookie

Une de perdue…


Marsoin progresse en Formule Renault 3.5

La huitième a, déjà, failli être la bonne pour Alexandre Marsoin. Après s’être montré le meilleur débutant des essais qualificatifs, puis de la Superpole, il dominait allègrement la course 1 et semblait bien parti pour remporter sa première victoire en Formula Renault 3.5. Les commissaires sportifs en ont décidé autrement, en le pénalisant pour avoir bougé sur la grille avant le départ. La légitime déception digérée, Alex s’est dit que ce n’était que partie remise, et il est reparti au combat, pour conquérir de haute lutte la 6ème place de la course 2… Celle de meilleur débutant, bien sûr !

Le Hungaroring était le premier circuit de la saison sur lequel Alex avait déjà posé les roues d’une monoplace auparavant. En l’occurrence, celles d’une Formula Renault 2.0, deux fois et demi moins puissante que sa « 3.5 » de cette année. Dès les tests collectifs, le pilote Thouarsais et son équipe montrent leur volonté d’effacer les déceptions vécues à Monaco et Silverstone. Les chronos commencent à parler le vendredi matin : Alex s’offre le meilleur temps de la troisième séance libre ! Techniquement, les choses se passent bien et l’équipe Epsilon Euskadi, qui sent son pilote capable de réussir de bonnes choses en « qualif », choisit de mettre un train de pneus neufs de côté pour la Superpole, au cas où…
 
Bien vu ! Alex fait en effet « claquer » un temps canon pendant la séance de qualification, le 2ème de son groupe, et il entre pour la première fois de la saison dans le groupe des 12 élus de la Superpole. La première partie de la mission est donc accomplie. Il reste à faire partie des membres du « club du Top 8 », qui bénéficieront d’une place sur les quatre premières lignes pour les deux courses. Là encore, Alex franchit l’obstacle, sans trop de difficultés, mais peut-être pas à la place qu’il espérait : « J’ai rencontré du trafic, et j’ai fait mon meilleur temps quand les pneus avaient déjà perdu une partie de leur efficacité. Dans le tour suivant, j’ai quand même tenté d’améliorer, et j’avais gagné deux dixièmes dans les deux premiers secteurs quand les commissaires ont agité le drapeau jaune à cause d’un débris sur la piste. Il n’y avait alors plus qu’à lever le pied. »
 
Rappelons que les huit premiers de la Superpole partent dans l’ordre inversé de leur classement pour la course 1, puis selon l’ordre normal pour la course 2. Le 7ème temps d’Alex lui permet donc d’obtenir un billet de départ en première ligne samedi après-midi. Et c’est juste avant l’extinction des feux que tout va basculer. « La voiture a légèrement avancé, mais je n’ai pas volé le départ. Je n’ai pas dépassé mon emplacement, et je suis parti aux feux. C’était d’ailleurs la meilleure impulsion de ma carrière. » Le contraste est flagrant avec le voisin de première ligne d’Alex, qui peine à s’élancer, et qui a pu donner l’impression que les deux pilotes n’avaient pas réagi au même stimulus.
 
Quoiqu’il en soit, Alex prend avec autorité la tête des opérations. « J’ai actionné le « push to pass » (dispositif qui permet de bénéficier, pendant un temps donné, d’un surcroit de puissance NDLR). Cela m’a permis d’être à l’abri d’une attaque au premier virage. J’ai géré ma petite avance jusqu’au premier safety-car. Physiquement, je me sentais vraiment bien, et la voiture était parfaite. » Au restart, Alex reste devant Giedo Van der Garde sans l’ombre d’un problème. Le safety car intervient une deuxième fois quelques tours plus tard. Alex n’en est pas perturbé davantage, même si cette fois, le leader du championnat tente une attaque. Le pilote Epsilon Euskadi parvient à contrer celle-ci avant de se ménager à nouveau une marge suffisante. Mais peu avant le troisième safety-car, Alex apprend qu’il est pénalisé pour départ anticipé ! Il doit passer par la voie des stands pour un drive through, et comme la neutralisation a regroupé le peloton, il perd toute chance de sauver ne serait-ce qu’une place dans le Top 10. Mais qu’est-ce qu’une place d’honneur quand on a failli passer la bague au doigt de Dame Victoire ?
 
Comme on dit, une de perdue… Il faut rester positif et mesurer le chemin parcouru pendant les tests, les qualifications, et cette chevauchée en tête ponctuée du 2ème temps en course. Dimanche, la course 2 se charge de confirmer qu’Alex a la carrure d’un vainqueur en puissance. « Dans les cinq premiers tours, j’ai souffert d’un problème de boite, les vitesses tombaient mal et j’étais dans un mauvais rythme. Ensuite, nous avons sans doute effectué le pitstop obligatoire trop tôt, et j’ai perdu du temps derrière trois voitures. J’ai essayé de composer avec la boite en la manipulant plus doucement et en freinant plus tôt. Quand j’ai doublé Wickens au freinage du bout de ligne droite, la première est rentrée alors que je ne l’attendais pas, mais c’est passé. Puis, j’ai profité d’une faute de Marco Barba. Globalement, c’était plus dur qu’hier, car il faisait plus chaud, mais l’important est de ne pas avoir fait d’erreur, et que les autres en aient fait ! » Les déboires de fin de course de Pic et Van der Garde permettent à Alex de gagner encore deux places, et il rejoint l’arrivée avec les points de la 6ème place en poche.
 
Huit longues semaines de trêve estivale seront mises à profit pour recharger les batteries et se préparer physiquement. Alex a notamment prévu de se remettre au kart, avec un 125 à boite ! Puis il sera temps de penser à la reprise, au Nürburgring les 30 et 31 août prochains.

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