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Karting : Equipe de France - Coupe du Monde KF2 Alcaniz

Fortunes diverses en terre aragonaise


Loic Réguillon

On sait bien que tout peut arriver en sport mécanique, tant les paramètres de la victoire sont parfois difficiles à réunir au bon moment. À ce titre, la Coupe du Monde KF2, disputée en Espagne au Motorland d’Alcaniz, n’aura pas satisfait les ambitions françaises. Seul représentant de l’Equipe de France FFSA Karting à ce niveau, Loïc Réguillon a été confronté à de persistantes difficultés lui coupant les ailes et l’empêchant de s’envoler vers le sommet du classement. Le clan français dans son ensemble a souffert d’un cruel manque de réussite alors que le potentiel initial était très élevé.

La Coupe du Monde KF2 rassemble, on s'en doute, le gratin de la catégorie à la fois la plus fournie et la plus dynamique en karting, la KF2. Pour y participer, encore faut-il avoir brillé au niveau international en début de saison. Quatre Français avaient pu s’y inscrire, dont Loïc Réguillon (Sodi/Parilla), membre de l’Equipe de France FFSA Karting. Pas vraiment chanceux pendant le Championnat d’Europe disputé au mois d’Août en Normandie, Loïc avait malgré tout impressionné par des très belles remontées qui lui permirent d’atteindre une 6ème place fort prometteuse.

C’est donc avec un moral au beau fixe que le Fécampois abordait le rendez-vous mondial d’Alcaniz. Cependant, il a rencontré rapidement des soucis avec la mise au point de son châssis sur le tracé spécifique du Motorland d’Aragon. Seul pilote de son team, Loïc n’a jamais pu trouver le bon set-up pour rouler devant. Tout le savoir-faire de son équipe, le soutien technique et moral du responsable de l’Equipe de France accompagné du kiné attitré, n’y ont rien fait. Malgré une casse moteur, Réguillon franchit le cap difficile des qualifications. Il va même se battre comme un beau diable en préfinale et gagner 5 places en terminant 21ème. Las, en finale, sa mécanique l’oblige à renoncer aux deux tiers de la course.

« Cela a été un week-end vraiment difficile. Rien n’a marché comme je voulais sur ce circuit que je n’apprécie pas plus que ça. Beaucoup de parties rapides, de grandes courbes, peu de freinages appuyés, ce n’est pas un tracé qui convient vraiment à mon style de pilotage. Je n’ai pas pu travailler suffisamment avant la course pour préparer le matériel. Vivement les prochains GPO pour prendre ma revanche ! » confiait Loïc après la course.

C’est Brandon Maïsano (LH/Maxter) qui a porté les plus gros espoirs français dès les chronos où il a réalisé le meilleur temps absolu. Légèrement retardé à cause d’ennuis mécaniques, Brandon part 12ème en préfinale. Sortant le grand jeu comme il sait si bien le faire, il remonte tout le monde et remporte une incroyable victoire. La course finale se déroule bien pour Brandon, toujours dans le peloton de tête, jusqu’à ce qu’un pilote le pousse en dehors de la piste dans le tout dernier tour alors qu’il était bien installé en 1ère position et prêt à ramener la Coupe du Monde en France. Sa déception est à la mesure de ses espoirs légitimes de victoire.

Les deux autres pilotes français en lice, Clément Bluy et Paul-Loup Chatin ont connu beaucoup de mauvaises fortunes, tant sur le plan mécanique que lors d’accrochages très pénalisants. Bluy n’a pas pu se qualifier, tandis que Chatin achève son parcours mondial en 18ème position.

Le meeting d’Alcaniz incluait également une épreuve du Championnat d’Espagne dans laquelle le Français Estéban Ocon, membre du Programme 10–15 de la FFSA, défendait ses chances en KF3. Il s’est montré souvent très rapide réalisant notamment un retour remarqué de la 17ème à la 6ème position dans la course 2.
 

Communiqué

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