
Le 22/05/2012
Le grand prix de monaco se rapproche a grand pas , une course totalement a part qui promet du grand spectacle
Le 15/05/2012
On l'avait déja vu auparavant le concept easydrift est une superbe invention pour les amateurs de drift , Evens Stievenart nous en fait découvrir le plaisir au volant.
Le 9/05/2012
Le tour de corse 2012 est lancé ce qui nous fera l'occasion de voir les premiers tours de roues en compétition de la 208 officielle


Rouler dans les rues de Pau, le pied !
Après avoir arpenté les rues de Marrakech lors de la précédente épreuve c’ets au pieds levé que le Mc Racing s’est rendu dans la ville de Pau pour une nouvelle épreuve de Legend Ca avec 3 véhicules.
Michel et Brice Corderon vont se partager le volant de la 47, Thierry Aylies et Jonathan Serreli prendront place dans la 43, et Joël Harichoury partagera la 95 avec Robert Mignerey.
"Dés les essais libres du vendredi matin, le ton est donné et, comme souvent sur ce circuit, nous effectuons la majorité des tours sous drapeau jaune, les sorties de pistes, accrochages et autres touchettes allant même jusqu’à interrompre la deuxième partie des essais libres, qui se terminent sous drapeau rouge » déclare Robert Mignerey.
L’après midi les choses sérieuses commencent, et les pilotes A (Thierry, Brice et Robert) s’élancent vers 18h00 à l’assaut du chrono. "Gros trafic sur la piste, je décide de faire les deux premiers tours au ralenti, histoire de me ménager deux ou trois tours clairs pour tenter de me qualifier dans le top 10, objectif assez ambitieux pour le novice du circuit de Pau que je suis, mais sans doute pas impossible. 1er tour lançé, je coupe la ligne de chronométrage à pleine vitesse et je tombe sur… un drapeau jaune ! Je me réserve alors pour le tour suivant et (mauvaise) surprise ! en sortant du virage de la gare, j’aperçois Thierry debout à côté de Dinoco, visiblement victime d’une touchette. Le reste de la séance a plus été consacré à gamberger qu’à piloter… et je ne réalise que le 16e chrono (sur 35). Consolation : je réalise le 2e temps des pilotes qui découvrent le circuit…" rajoute Robert.

Thierry n’ayant pas de temps s’élancera depuis la dernière place, ce qui ne reflète en rien ni le potentiel du pilote ni celui de sa voiture. Brice, contracté et sans doute trop prudent, se retrouve aux alentours de la 20ème place. Pas facile de découvrir une auto inconnue sur un tel circuit. Il est quelque peu déçu, mais possède une grande marge de progression.
"Les dégâts sur Dinoco sont minimes, mais l’interruption de 5 minutes entre les qualifs A et B ne permettent pas de ramener l’auto au paddock et faire les réparations nécessaires. La touchette de Thierry prive Jonathan de sa séance qualif. Lui aussi s’élancera de la dernière place. Il était dit que ce week-end Dinoco tutoierait, au moins provisoirement, le fond de la grille de départ."
"Michel succède à son fils sur la 47 et la prend en main au fil des tours, jusqu’à ce qu’une fumée inquiétante s’échappe du moteur. Très respectueux de la voiture, il termine sa séance dans les stands. Joël découvre tout : la voiture, le peloton, le circuit… cela fait beaucoup à la fois. Sur la fin des essais, il améliore régulièrement ses temps, tour après tour, mais, gêné par trop de drapeaux jaunes, sa séance d’apprentissage est trop perturbée et c’est juste derrière Brice qu’il s’élancera Samedi pour son premier départ en course automobile."
Les mécanos commencent alors un véritable marathon, Dinoco n’a pas le temps de refroidir qu’il est déjà sur ses roues, réparé, plein fait, nettoyé, géométrie réglée… Thierry va prendre le départ avec une auto parfaite : sa petite erreur des qualifs ne sera bientôt plus qu’une anecdote sans conséquence… Lohana est plus gravement touchée : il faut ouvrir le moteur pour remplacer la culasse, le tout en 2 heures. "Il en faudrait davantage pour décourager l’équipe du MC Racing. Tout en effectuant cette réparation, nous préparons une voiture de « réserve » fort gentiment prêtée par David Thomas et Eric Gouttières, les organisateurs du Championnat, juste au cas où…" Ce prêt vient à point nommé, car, au moment de la remise en route, une importante fuite d’huile est repérée sur le moteur. La culasse de remplacement, fournie par Claude Watteyne (ah ! l’esprit Legend Car !), est malheureusement défectueuse et fuit comme un panier percé. Brice s’élancera sur la 64 transformée en 47 pour l’occasion.

Robert Mignerey prends le premier départ au volant de son fidèle « Flash » avec l’objectif de remonter au classement, une 8e ou 9e place le satisferait pleinement. Brice est moins à l’aise dans la voiture de réserve qu’au volant de Lohana. Normal, les yeux de braise de la Belle doivent lui manquer… Il fait une course prudente et pleine de sagesse, sacrifiant le résultat pour se servir de cette 1e course comme d’une séance de perfectionnement de sa connaissance du circuit : la suite du week end lui donnera raison.
Thierry veut oublier sa séance d’essais ratée et entame une remontée de belle facture puisqu’il coupe la ligne d’arrivée en ayant dépassé 12 concurrents, ce qui, sur ce circuit, est un véritable exploit.
Robert Mignerey raconte à son tour sa course :
"Je commence une remontée comme j’en ai souvent l’habitude et j’abandonne mes camarades de jeu André Parizy, Pascal Corinti, Claude Wateyne et Stéphane Gaffino pour me rapprocher du groupe emmené par Patrick Bergadieu, en lutte pour la 8e place. Trop pressé de remonter, sans doute galvanisé par cette 8e place qui me tend les bras et que visiblement je vais atteindre, je suis un soupçon trop optimiste dans la parc Beaumont, et ne peux éviter un contact avec le rail extérieur. Peu de dégâts mais c’est l’abandon. Je gare Flash sur le bas-côté pour assister à la fin de la course en compagnie des commissaires de piste. Si j’étais écolier, je mériterais un bonnet d’âne !"
Michel, Johnatan et Joêl s’élancent pour leur première course en fin d’après-midi et la série noire continue. Michel ne se sent pas très à l’aise au volant de la fausse 47 et préfère assurer, comme son fils Brice. Jonathan, privé d’essais qualifs, prend ses marques en oubliant totalement un quelconque classement et Joël commence à prendre du rythme quand, vraisemblablement sur une bordure, il arrache le bouchon de carter d’huile. Par manque d’habitude, dans l’habitacle, il ne surveille pas ses manos et voyants et fait plus d’un tour et demi en vaporisant son huile moteur sur la piste. Le verdict est sans appel : casse moteur… Flash s’immobilise cette fois pour le compte.
Une nouvelle partie de mécanique s’engage aussitôt après l’arrivée et c’est tard dans la soirée que l’équipe de mécaniciens range ses outils : Dinoco est sous la tente, prêt à partir à l’assaut de la piste. Le moteur de Lohana a été purement et simplement remplacé : Brice s’élancera dimanche matin au volant de la belle verte aux yeux de velours. Flash ne repartira pas.
Dimanche est un autre jour et peut-être que le chat noir qui nous tient compagnie depuis le début du meeting ira se balader ailleurs… "C’est du bord du muret des stands que j’assiste à cette première course dominicale, riche en rebondissements. Thierry fait la « course du siècle », doublant un après l’autre les concurrents : de bon dernier sur la grille, il pointe à l’arrivée à une superbe 17e place, assortie d’un 11e meilleur tour en course. A n’en pas douter, sans son erreur des essais qualificatifs, le top 10 était à sa portée. Brice a maintenant pris ses marques et c’est le visage illuminé d’un immense sourire qu’il descend de sa voiture. Il s’est fait plaisir et ça se voit. Un top 20 salue sa remontée et ses chronos en progrés constants."

La journée se passe tranquillement pour l’ensemble du team, François, Giovanni et Mic n’ayant que l’entretien « normal » à faire sur les autos. "Je ne peux m’empécher d’avoir un pincement au cœur quand je vois mon fidèle « Flash » posé sur des chandelles. Il n’en reste pas moins la star de la série « Legends Cars Cup ». Je crois même l’avoir vu cligner des yeux sous les innombrables crépitements de flash des appareils photos de spectateurs venus le voir de près…"
Un retard important dans le timing des courses va obliger les Legends Cars, avec plus d’une heure de retard, à prendre le départ sous une pluie battante pour clôturer le meeting. Michel ne décolère pas, ni avant, ni pendant et ni après la course. Il avait tout misé sur cette dernière course pour s’exprimer et rappeler à tout le ponde qu’il a bataillé sur les pistes en Formule Renault, dans les années 70, aux côtés d’un certain… Alain Prost.
Cette pluie le paralyse tout bonnement. Soucieux de ramener l’auto intacte, il ne fait pas une course mais une lente procession jusqu’au drapeau à damier qu’il attend avec impatience. Jonathan n’est pas gâté pour ses débuts en sport automobile : des essais qualifs inexistants après des essais libres amputés par un drapeau rouge, une première course sans relief pour prendre ses marques… Il comptait bien sur cette dernière course. La pluie s’en étant mêlée, il fait une course sage et appliquée, remontant quelques places. Il essaye surtout de se faire plaisir tout en ramenant l’auto intacte."
Propos recueillis par Daniel PERRIN pour le MC RACING
Communiqué
Stéphane GAUTHIER, le Vendredi 29 Mai 2009
© Photos : Stéphane Gauthier - racingforever.com
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