WRC 2006 : Tour de Corse
La belle en Beauté

Qui remportera la cinquantième édition ?
En remportant le Rallye RACC Catalunya après celui du Mexique, Sébastien Loeb, Daniel Elena et la Xsara WRC ont 'égalisé', rejoignant Marcus Grönholm à deux victoires partout.
Entre les champions du monde en titre et leur dauphin au classement du championnat actuel, place donc à la belle. sur l'Ile de Beauté.
Ayant vu la date de leur épreuve avancée d'octobre à avril, les organisateurs de la manche française du Mondial a eu cinq mois tout juste pour préparer leur 'version 2006'. Ils ont donc logiquement choisi l'évolution plutôt que la révolution et repris presque intégralement le tracé compact très apprécié l'an dernier. Petites différences : celui de la 50 e édition propose de terminer la spéciale partant de Vico à la Plage du Liamone et retrouve la spéciale classique 'Pénitencier de Coti/Pietra Rossa', écartée en 2005.
Le Tour de Corse débute dix jours après l'arrivée du Rally RACC Catalunya auquel il est apparié, ce qui signifie que châssis et moteur - indissociables - doivent être ceux utilisé en Espagne.
Montagne dans la mer, la patrie de Pascal Paoli connaît, au printemps comme à l'arrière-saison, une météo d'humeur très - rapidement - changeante. Le principe du parc d'assistance unique veut que chaque pilote choisisse ses pneus entre 1 h 30 et 3 h avant la deuxième spéciale de la boucle dans laquelle il va s'élancer. Durant ce laps de temps, en Corse, la route peut parfaitement être mouillée puis séchée plusieurs fois et à des degrés divers selon la portion de spéciale considérée.
Pour résumer, le Tour de Corse est l'épreuve de l'année où l'on peut le plus facilement se faire 'coincer' avec des pneus inadaptés à l'état de la route.
Présent pour la septième fois au départ d'Ajaccio, Sébastien Loeb connaît bien le problème. Une possible victoire lui échappa en 2003 lorsqu'en pneus pour route sèche sous la pluie il se 'posa' dix minutes sur un talus alors qu'il était en tête.
« On essaie d'anticiper au maximum, d'affiner, mais il faut aussi un peu de réussite. En effet, le temps change si vite qu'il peut transformer en erreur un choix qui semblait logique, étayé et bien construit. »
LE RALLYE DE FRANCE - TOUR DE CORSE. VU PAR ALEX BENGUE (Peugeot/BFGoodrich)
« Ce sera ma 5 e participation à cette épreuve que je n 'ai terminée qu'une seule fois. C'est dire si le Tour de Corse est un rallye difficile. Selon moi, il faut une voiture assez souple pour absorber les irr égularités de l 'asphalte corse. On peut partir avec une hauteur de caisse assez basse parce qu 'il n'y a pas de cordes à prendre comme en Espagne.
Le pneu doit être assez vif pour accepter les changements d 'appuis, mais il doit surtout être endurant car les sp éciales sont longues. C 'est un rallye où l'on peut choisir un centrage un peu plus dur parce que l 'usure du pneu est difficile à gérer. Bien entendu, le sous -virage est interdit, sinon le pneu ne pourra en aucun cas tenir la distance. »
communiqué, publié le 6 avril 2006
© Photos : Citroën
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