WRC 2006 : Rallye du Mexique
Présentation

une épreuve terre typique !
Première épreuve terre de la saison 2006, le Rallye du Mexique est attendu avec impatience par les suiveurs du WRC pour livrer une tendance de la campagne mondiale à venir. Malgré les deux succès d'affilée de la paire Marcus Grönholm/Timo Rautiainen et de la Ford Focus, les Rallyes Monte-Carlo et de Suède sont tellement atypiques que leurs résultats ne permettent pas d'établir une quelconque hiérarchie des forces en présence.
Le Rallye du Mexique, basé à Leon et Guanajuato, cité minière classée au patrimoine mondial de l'Unesco, se caractérise par des spéciales montagneuses (point culminant à 2737m) et des pistes larges autorisant d'amples dérives. Mais les longues glissades excitent davantage les spectateurs qu'elles n'affolent le chronomètre.
« Sur la terre mexicaine, on attend d'un pneumatique qu'il tracte avec efficacité et sans variation de patinage malgré un angle au volant important », analyse Aimé Chatard, Responsable du programme Rallye chez BFGoodrich.
« Garder LA bonne vitesse du véhicule permet de contrôler sa mise en dérive arrière avec le seul dosage de la puissance délivrée aux roues. Mais attention : une voiture qui dérive, même de manière progressive, est souvent une voiture qui n'est pas à son optimum d'efficacité, donc de vélocité ».
Les pilotages types asphalte, aux trajectoires tendues, vont donc privilégier le « calage » arrière, c'est-à-dire limiter l'angle de dérive pour accélérer très tôt. En test, le pneu BFGoodrich g-Force Gravel a démontré cette aptitude et conquis ses pilotes.
Mais la chose pourrait se compliquer cette année avec le retour aux différentiels mécaniques. Adieu l'assistance qui permettait de ménager le travail du pneu. Ce dernier devra encaisser, outre les variations verticales et les transferts de masse, un patinage forcément moins bien maîtrisé, ce qui pourrait se traduire par une usure pouvant devenir excessive.
« Ce week-end, les artistes du WRC devront donc gérer leurs pneumatiques et nous devrons attendre la fin du second tour de la boucle de 73 km pour mesurer les forces de chacun » conclut Aimé Chatard .
LE RALLYE DU Mexique, VU PAR SEBASTIEN LOEB (Citroën/BFGoodrich)
« C'est une épreuve qui ne m'a jamais réussi. En 2004, j'étais en tête avant de casser mon carter moteur à la réception d'un jump. L'an passé, une fixation de suspension a cédé en début de rallye. Je suis tout de même remonté de la 18 e à la 4 e place. Les pistes sont larges, c'est pourquoi je demande à mes pneumatiques à la fois de la progressivité et un bon « calage » latéral, surtout à l'arrière. Cette année, il faudra aussi gérer l'usure des pneus car l'absence de différentiels pilotés devrait être plus pénalisante sur la terre. Les essais effectués avec le g-Force Gravel en Espagne m'ont donné entière satisfaction ».
ESSAIS INTERDITS AU MEXIQUE
Tout essai outremer étant prohibé, les tests du Rallye du Mexique ont eu lieu en Espagne aux mois de janvier et février. D'où la difficulté de tester les produits dans les conditions réelles de la course (températures différentes, nature du sol, altitude.).
DERNIERS TESTS
Marcus Grönholm a découvert sa Ford Focus WRC06 sur la terre espagnole les 22 & 23 février derniers. Si la base était assez similaire aux spéciales mexicaines, le thermomètre n'affichait que 8°C !
communiqué, publié le 25 février 2006
© Photos : Ford
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