Raid 2006 : Transafricaine Classic
Départ et prologue

Emotions et retrouvailles
Ils sont 58 équipages à avoir satisfait aujourd’hui à la première journée des vérifications techniques et administratives. Parmi les premiers à se présenter ce matin, le Buggy Sunhill, le premier buggy à avoir pris part à l’épreuve, en 1979, lors de l’édition initiale de cette folle aventure imaginée par Thierry Sabine.
Plus touchant encore : la présence d’Yves Sunhill lui-même, particulièrement ému de retrouver son ‘bébé’, construit ici même à Courbevoie et parfaitement restauré à l’identique par Frédéric Verdaguer. Autre ‘star’ de cette première journée, la ‘Deuche’ de 1969 des Bordelais Jean-Serge Lalanne et Francis Martinet. Poids : 750 kilos. Puissance : 3,6 cv. Vitesse maxi : 125 km/h, en descente… avec le vent dans le dos. Objectif : l’arrivée au lac Rose, un peu, beaucoup, passionnément ! Rallier Dakar, voilà également le but que s’est fixé ‘Dédé’ Koro (14 participations) avec son impressionnant buggy, la ‘Godasse’ frappée du n°1, complètement remis à neuf.
Patrick Zaniroli (Organisateur) : «Après plus d’une année de préparatifs intenses nous touchons au but. L’important pour nous était que cette première édition parte. 75 équipages au départ : dans le contexte actuel, c’est une véritable réussite. Je suis particulièrement satisfait de ce premier volet des vérifications techniques et administratives et de l’accueil de Courbevoie. Notre objectif est de faire des concurrents heureux qui seront nos meilleurs ambassadeurs pour l’avenir. Les principales difficultés ? La découverte de l’Afrique et de ses pièges pour les uns et l’initiation à la régularité pour les autres. Bien malin qui peut dire aujourd’hui qui s’en sortira le mieux… Mais l’essentiel c’est que tout le monde prenne beaucoup de plaisir.»
Vendredi 3 novembre – Prologue – Olivet (9,420 km)

tous de boue !
Entre givre et brouillard épais, le terrain militaire d’Olivet, base du 6-12e Régiment de cuirassiers s’est offert, ce matin, un retour dans le passé. Entre 1980 et 1982, le prologue de l’épreuve mythique imaginée par Thierry Sabine y a serpenté à trois reprises dans les traces des chars Leclerc sur le terrain de la Grémuse. Un peu moins de dix kilomètres de franchissement sur un tracé défoncé et boueux pour le premier secteur de régularité (SR) musclé garni de trois arrivées. De quoi mettre en jambes les 74 équipages de cette 1ère TRANSAFRICAINE CLASSIC avant la longue liaison (700 km) en direction de Narbonne. Premiers vainqueurs du jour : Jean-Pierre Ducroux – Michel Chartrez (HDJ 80) en Classic récent, Bruno Lesterin – Pascal Leblanc (Toyota BJ 42) en Historic et Albert Michiels – Patrick De Coninck (Unimog) en camions.
Refus d’obstacle. Lors du premier briefing, jeudi soir à Olivet, et suite au rapport de l’équipe d’ouverture, Patrick Zaniroli avait proposé aux deux roues motrices les plus anciennes d’éviter l’obstacle sous peine d’empocher la pénalité maximale (540 pts). Message reçu 5 sur 5 par le buggy Sunhill de Frédéric Verdaguer, la 504 de Christian Bigou ainsi que la ‘Deuche’ de Jean-Serge Lalanne, ne préférant pas prendre le risque d’hypothéquer d’emblée son rêve d’atteindre Dakar.
504 à l’arrivée. Seule ‘classic’ deux roues motrices à l’arrivée de ce, la 504 TI d’Antoine Sanchez a héroïquement ouvert la piste ce matin. Un seul arrêt net, celui du 8e km où les nombreux spectateurs massés sur le parcours, portèrent la ‘Pigeot’ orange à bout de bras !
Pénalités. Premiers kilomètres, premières SR… premières pénalités. A vos calculettes ! Les ‘tarifs’ appliqués lors de cette 1ère TRANSAFRICAINE : un point par seconde de retard, deux par seconde d’avance lors des SR ‘européennes’. Un point par minute de retard et deux par minute d’avance sur le sol africain…
Trois ‘noyés’. Dans le bain de boue d’Olivet, trois concurrents, le Pajero n°52 des Bonnet père et fille et les Ranch Rover n°68 et 77, noyés dans les gués ont dû faire appel à la… ‘t’as lasso ?’-thérapie du camion balai de l’ASA du Loiret pour sortir de ce mauvais pas.
‘Godasse’ perdue dans la brume. Faux départ pour le n°1. Attendu au départ pour ouvrir ce premier SR de la TRANSAFRICAINE CLASSIC, Dédé Koro et sa fameuse ‘Godasse’ a préféré chauffer la mécanique en effectuant à quatre reprises le tour du village d’Olivet… pointant avec plus d’un quart d’heure de retard au départ !
Tong. Jean-Marie Morin, surnommé ‘Barbe longue’ ou ‘ZZ Top’ a ses habitudes. Le pilote du Toyota BJ 71 frappé du n°57 a effectué tout le prologue en… tong alors que 99% des concurrents et des spectateurs étaient à la recherche de bottes, voire de cuissardes!
Château de Montjoie. Après 700 kilomètres de liaison entre Olivet et Narbonne, les concurrents ont rejoint le parc fermé du Parc des Sports. L’arrondissement narbonnais, étape habituelle du ‘Dakar’, qui accueillera le deuxième SR, ce samedi, sur des pistes spécialement préparées pour les 4x4 et qui, sur 15 km, mèneront les équipages au Château de Montjoie.
Jean-Luc Roy (Fra/Toyota HDJ 80) : «Cela faisait près de vingt ans que je n’avais plus eu l’occasion de prendre part à cette aventure. Cela fait vraiment du bien. De plus, nous portons les couleurs de la Fondation Daniel Balavoine qui me tient énormément à cœur. EN 1985, j’avais fait le Dakar avec Daniel, un an avant sa disparition. Depuis j’ai toujours été partant pour soutenir cette action extraordinaire permettant d’installer des pompes à eau au Niger.»
communiqué, publié le 5 novembre 2006
© Photos : Patrice Falour
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