L'équipage champion du monde des rallyes 2005 a pris pour la première fois le volant de la version WRC (World Rally Car) du coupé Citroën C4 qui participera au championnat du monde des rallyes 2007.
« Depuis le Rallye de Catalogne et l'annonce du retour prochain de Citroën au plus haut niveau, se réjouit Guy Fréquelin, toute l'équipe, Sébastien compris, était mobilisée, motivée, en fait très impatiente de faire rouler au plus vite la C4 WRC. »
Pour la première séance de travail 'asphalte' de la C4 WRC, Citroën Sport souhaitait une météo clémente et des conditions de route stables. C'est la destination du Var dans le Sud de la France qui a été choisie, plus précisément la route reliant le Col de Gratteloup à Roquebrune. Un tronçon étroit et tourmenté.
Par un temps superbe et pendant deux jours, à la grande satisfaction de l'équipe technique, Philippe Bugalski, pilote d'essai Citroën Sport, a parcouru plus de trois cents kilomètres sans que la voiture soit immobilisée par un quelconque ennui.
La météo s'est en revanche dégradée la troisième matinée. Sébastien Loeb et Daniel Elena ont cependant pu effectuer un premier 'run' sur route sèche. La pluie s'est ensuite invitée et la séance s'est poursuivie sur une base devenue très glissante.
Au terme de cette première rencontre avec sa future voiture, Sébastien Loeb a livré à chaud ses impressions :
« Après quelques kilomètres je me suis senti à l'aise en dépit des conditions de route délicates. La voiture est saine, facile. C'est une Citroën pensée pour la réglementation WRC, il y a donc des similitudes avec la voiture à laquelle je suis habitué. Le bruit du moteur, par exemple. En ce qui concerne le comportement, je dirais que sa suspension 'absorbe' bien le 'vertical', ce qui la rend confortable et efficace.
La 'balance', l'équilibre général, est assez différent de ce que je connais. C4 est à l'aise dans les parties lentes, avec un arrière bien calé latéralement. Globalement, je crois que nous disposons déjà d'une excellente base de travail.que j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ! »
L'ingénieur Xavier Mestelan-Pinon attendait avec impatience la première analyse du double champion du monde.
« Seb a découvert une voiture au gabarit nouveau, avec les voies larges permises par la réglementation, un habitacle à l'ergonomie différente, une position de conduite beaucoup plus éloignée du pare-brise, etc. Pour nous techniciens, les premiers kilomètres effectués par un pilote au volant d'une voiture nouvelle sont les plus riches d'enseignement. C'est à ce moment qu'il a le plus d'informations à nous communiquer.
En outre, les conditions de route ont varié, ce qui élargit la palette de données recueillies. Nous avons la matière que nous étions venus chercher. » |