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Gran Turismo 4, the real driving simulator (PS2)


Le jeu de l'année !

La révolution commença en 1998 avec l'apparition de Gran Turismo, premier du nom, sur notre chère Playstation. Les caractéristiques du jeu avaient de quoi intimider : environ 150 véhicules sous licence, une dizaine de circuit, un mode carrière, très prenant, accouplé à un mode arcade pour le plaisir immédiat, et surtout un modèle physique se voulant le plus réaliste possible.

Le succès fut immédiat, de même que celui de la suite, logiquement baptisée Gran Turismo 2, et qui sortit en fin de vie de la première console de Sony. Alors que le premier titre   comprenait surtout des voitures japonaises, Gran Turismo 2 multipliait son parc automobile par 4, en ouvrant notamment ses portes à de nombreux véhicules du monde entier et de plusieurs époques. L'introduction d'un mode « Rally » et l'ajout de nombreux circuits ne firent que renforcer la position du titre de Polyphony Digital au sommet des simulations automobiles.

On attendait beaucoup de Gran Turismo 3 A-Spec (dans un premier temps, « Gran Turismo 2000 »), premier titre de la série sortir sur la toute nouvelle Playstation 2.

Modes de jeu

Comme dans tous les GT, on retrouve ici les 2 piliers qui on fait l'histoire de la série de Polyphony : le mode Arcade et le mode GT. Je passerai assez vite sur le premier qui est l'idéal quand il s'agit de se détendre et de faire quelques petites courses sans se prendre la tête. L'idéal est de l'essayer à plusieurs, ce qui permet dans certains cas d'assister à de très belles bagarres. A noter que, malgré l'absence de mode online, il est possible de jouer sur le net en magouillant un peu, via le mode LAN. Mais bref, parlons plutôt du mode GT :

Il s'agit du plat de résistance de tout Gran Turismo (un peu logique). Le mode de progression est toujours aussi jouissif. Le joueur commence toujours avec très peu de crédits et est obligé de s'acheter une voiture bas de gamme. Même si au début, certaines courses sont rébarbatives, l'argent s'entasse gentiment, et on peut commencer à modifier sa voiture avec moults turbos et autres allègements pour transformer un tank en véritable bolide de course ! Le niveau des courses s'élève gentiment, et on se retrouve vite à prendre l'aspi à des Prototypes-C de la fin des années 80, ou à la Bentley Speed 8 du Mans, par exemple. La progression est toujours motivante, et, pour ma part, il est toujours dur d'arrêter car je me dis à chaque fois « Allez, encore un peu plus ». Le mode GT est encore une fois à la hauteur de sa réputation et peut laisser le joueur scotché pendant des heures.

Voitures

L'équipe de Polyphony Digital a encore une fois fait fort, en modélisant de manière très précise pas moins de 700 véhicules ! Du jamais vu…

La variété est assez poussée, et les véhicules autres que japonais ne manquent pas. Et pour une fois, on peut vraiment voir des voitures de toutes les époques. En effet, outre la Ford T de 1915, le joueur peut courir avec une 2CV, une Shelby SS, une Jaguar Type-E… Ce ne sont que quelques exemples.

A noter le retour des voitures d'occasions, ce qui fait que de nombreux modèles des années 80 et 90 sont disponibles – surtout des modèles japonais, mais il y a quelques surprises (Aston Martin V8 Vantage !) Il serait trop long de vouloir faire une liste représentative de la grande variété de modèles qui se trouve dans GT4, d'ailleurs, de nombreuses listes se trouvent sur le net. Mais il faut savoir que toutes les époques, tous les genres, tous les pays (ou presque) sont représentés, et l'amélioration par rapport à GT3 dans ce domaine est évidente.

Les possibilités de tuning (pas de jackying, hein !) sont encore une fois très poussées et clairement expliquées. Nouveauté : l'apparition de société de tuning telles Amuse ou Spoon, qui permettent entre autre d'acheter des voitures déjà totalement modifiées (la Golf R32 de 530 cv et une très bonne voiture pour débuter 

Circuits

La encore, le nombre de circuits par rapport à GT3 est en nette augmentation. On arrive maintenant à la cinquantaine de tracés différents.

L'équipe a gardé les circuits mythiques de la série, tels Grand Valley ou Midfield, mais a aussi ajouté des circuits de célèbres circuits comme Le Mans, Suzuka, et j'en passe.

  Le nombre de circuits urbains a aussi augmenté avec l'apparition de Paris, Hong-Kong, New York, etc. Personnellement, ce ne sont pas mes préférés, mais l'idée est sympa.

Au niveau des pistes « annexes » ou d'essais, on peut noter l'apparition d'une piste de dragster ! Malheureusement, l'énorme Complex String a disparu…

Extras

Deux nouveautés font leur apparition avec ce 4 e opus : je veux parler du mode B-Spec et du mode photo.

Le premier était initialement prévu pour GT3, mais il a dû être abandonné, faute de temps. D'ailleurs, voila pourquoi GT3 a comme sous-titre A-Spec. Ce mode vous permet de prendre le rôle de Ron Dennis ou de Jean Todt, c'est-à-dire d'être directeur d'écurie. Vous voyer alors la course comme un replay, sauf qu'il est interactif. Vous pouvez donnez différentes allures à votre pilote, l'ordonner de dépasser, de rentrer au stand, etc. Un des avantages de ce mode est de pouvoir accélérer le temps, très pratique pour les courses d'endurance !

L'autre mode, le mode photo, permet de prendre des screenshots en haute définition. Vous choisissez la voiture, une des scènes à disposition, et vous pouvez modifier de nombreux paramètres – allant de la position de la voiture, l'angle de l'appareil, à la vitesse d'obturation, le diaphragme – pour prendre le cliché du siècle. Il y a aussi la possibilité d'utiliser ce mode pendant un replay, pour pouvoir immortaliser un vol plané, par exemple !

Graphismes

Même si on pensait avoir atteint avec GT3 les limites de la PS2, il faut dire qu'un bond en avant a été fait.

En ce qui concerne les voitures, cela reste de très très haut niveau et avec un effet photo-réaliste bien poussé. Il faut dire que l'évolution n'est pas très marquante, le niveau étant déjà très haut dans GT3. N'empêche que certains détails font mouche, comme les flammes sortant des pots d'échappement lors de rétrogradages. De plus, on voit enfin le pilote dans les décapotables ! Les détails sont toujours bien marqués, les textures très fines, bref, que du bonheur.

En ce qui concerne les circuits, il s'agit de la même évolution. Il suffit de comparer un circuit GT3 avec son cousin dans GT4 pour réaliser que les détails sont beaucoup plus poussés. Les arrière-plans, notamment, sont assez remarquables (haaa le rocher de Monaco, ou la montagne de El Capitan !) Les environnements sont souvent très agréables à l'?il et quelques fois imposants, comme les gratte-ciel à New-York. Dans les courses de rallye, la foule au bord de la piste a été modélisée en 3D et cela donne un effet convaincant et motivant. Dans le même ordre d'idées, il faut noter que les mécaniciens sont désormais aussi modélisés lors d'arrêts au stand.

Ces améliorations ne vont pas sans quelques défauts et sacrifices. Le premier et le plus évident est le scintillement assez omniprésent et gâchant quelques fois le réalisme, mais dont on arrive très vite à passer outre… J'ai remarqué aussi un léger aliasing et un peu de clipping dans certains cas. De plus, certains aspects ont disparu (dilatation due à la chaleur dans les replays) ou n'ont toujours pas été implémentés (traces de freinage)

Mais malgré ces quelques défauts, GT4 reste un jeu très agréable à l'?il, et un cran au-dessus de GT3 dans ce domaine.

Audio

En ce qui concerne les sons, leur variété a nettement évolué dans cet épisode. La quantité de bruitages moteur est assez incroyable, chaque modèle, ou presque, ayant son "son" propre. Ce même son change suivant qu'un turbo est installé, etc. De plus, il y a maintenant une vraie différence, sur certains modèles, entre le son intérieur et celui de l'extérieur de la voiture. On voit que l'équipe s'est vraiment investie dans ce domaine, chapeau.

Les musiques sont présentes en grand nombre, et il y en a pour tous les goûts, de Franz Ferdinand au DJ japonais Daiki Kasho. Même si certaines chansons sont énervantes, le tout reste de qualité et accompagne bien les moteurs rugissants. Le mieux étant, évidemment, de laisser rugir ces mêmes moteurs sans pollution sonore en arrière-plan !

Contrôles

Pas grand-chose à dire de ce côté-là, le jeu restant très maniable au pad, tout comme l'était GT3. Il parait que l'utilisation d'un volant apporte un plus à la simulation, je veux bien le croire, mais, faute d'avoir pu essayer, je ne peux pas en dire plus.

Conclusion

Polyphony Digital reste à la hauteur de sa réputation et nous apporte encore une fois un jeu, une simulation qui rend hommage au sport automobile. Un aspect « encyclopédique » a pris naissance dans ce 4 e épisode, du fait que de nombreuses époques sont représentées. Le jeu vaut l'investissement, vu le nombre d'heures qu'il procure au joueur (il en faut du temps avant de connaître le Nürburgring sur le bout des doigts !)

Il n'empêche que certains détails et autres améliorations pourront être implémentés dans un futur GT5, comme les dégâts… Mais le jeu reste une petite bombe, qui repousse les limites de la PS2 et lui donne une belle fin de vie. A acheter sans hésiter, si on aime un tant soit peu les jeux de courses !

Guillaume L, le 9 avril 2005.
© Photos : Extraites du jeu
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