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MICHAEL SCHUMACHER

Portrait d'une légende vivante


Michael Schumacher, Number one de la F1

Difficile de résumé la carrière de Michael Schumacher en quelques lignes, alors qu'une encyclopédie n'y suffirait pas !

Ayant quasiment vécu son enfance sur une piste de kart (celle de son père à Kerpen), il était normal que le jeune Michael s'oriente assez tôt vers le sport auto. Le Kart, la formule Koenig, la F3, et le sport Proto, voilà des disciplines dans lesquelles Schumacher aura brillé, et rencontré quelques-uns de ses futurs adversaires dont Hakkinen et Frentzen entre autre.

C'est en 1991, alors qu'il est chez Mercedes avec Sauber en sport Proto que le jeune Schumacher se voit offrir la possibilité de participer à sa première course de F1 sur le fabuleux circuit de Spa sur une Jordan en remplacement de Bertrand Gachot retenu dans une geôle britannique.


Les débuts en F1 sur Jordan

Après avoir effectué 3 jours d'essais a Silverstone, Schumacher se retrouve dans le grand bain dans les Ardennes belges, tout le monde se demande qui est ce jeune allemand, mais rapidement ils se rendent compte de son talent, puisqu'il finit à la 8 ème place de la première séance d'essais libres.

Son équipier, l'expérimenté De Cesaris viendra le voir pour discuter du comportement de la monoplace dans l'eau rouge, il lui demande comment fait-il pour que la voiture ne talonne pas à ce moment, Schumacher répondra « c'est simple, je passe à fond » !

Si sa course s'arrête assez tôt la faute à un embrayage récalcitrant, Schumacher a déjà tapé dans l'?il de plusieurs Managers dont Briatore qui propose un contrat à Michael et l'embauche immédiatement chez Benetton à la place de Roberto Moreno.

L'histoire d'amour entre Benetton et Schumacher commence alors, il éclipsera le pauvre Nelson Piquet, l'Allemand commence à devenir une star, Benetton est l'équipe qui monte.

En 1992, sur les terres de ses débuts en F1, Michael va remporter sa première victoire sur une piste successivement mouillée et sèche, et on verra déjà son talent inné pour les courses sous la pluie. L'année suivante, la victoire de Schumacher au Portugal confortera sa renommée, et même s'il ne se bat pas encore pour le titre mondial, il est le trublion derrière Senna et Prost.


Les années Benetton furent courronnées de deux titres

L'année 1994 sera un tournant pour Michael Schumacher, Il vise clairement le titre, et ses victoires lors des deux premières courses montre bien que sa machine est fiable et que l'homme est rapide. La disparition d'Ayrton Senna sur le circuit d'Imola va jeter le trouble sur cette saison. La Fia pour maintenir le suspense dans le duel qui oppose désormais Schumacher à Damon Hill va infliger sanctions sur sanctions au pilote allemand : dépassement lors du tour de formation à Silverstone, fond plat trop usé en Belgique, plusieurs Grand Prix de suspensions, font que Michael et Damon Hill se retrouvent à un point l'un de l'autre pour la dernière manche en Australie, la suite tout le monde la connaît, Schumacher sort trop large, il revient sur la piste, Hill entrevoit une possibilité de le dépasser, et se précipite, Schumacher se rabat et c'est l'abandon pour les deux pilotes, et le premier titre mondial pour l'Allemand.

Heureusement la domination de Schumacher, et celle de son équipe désormais motorisée en Renault va effacer quelque peut les amertumes, puisque l'année 1995 verra une domination nette et sans bavure, avec à la clef des courses d'anthologies comme Spa, Silverstone, ou le Nurburging ! Un deuxième titre s'ajoute donc au palmarès de Michael Schumacher.

La surprise est grosse quand Schumacher annonce qu'il quitte Benetton pour Ferrari en 1996, la spirale du succès ne semblait pas s'arrêter et voilà qu'il passe dans une écurie qui est en crise depuis une dizaine d'année !

Jean Todt a su convaincre le pilote allemand du potentiel futur de son équipe, et si cette année 1996 est celle de l'apprentissage, elle est déjà prometteuse avec plusieurs victoires dont celle de Spa, Monza et surtout Barcelone, où sous la pluie Schumacher a littéralement humilié ses adversaires !

La Saison 1997 va permettre de jouer le titre contre Jacques Villeneuve, malgré une voiture moins fiable, Schumacher peut être champion lors de la dernière course à Jerez, la suite, comme en 1994 tout le monde la connaît, Villeneuve tente un dépassement sur Michael, il se rabat et c'est le contact, cette fois-ci seul l'Allemand restera au tapis, et se verra privé du titre, la Fia le sanctionnera également pour son geste en le déclassant du championnat, mais il s'était déjà punit tout seul.

Les saisons 1998 et 1999 vont voir arriver un nouvel adversaire, en la personne de Mika Hakkinen sur McLaren Mercedes, le pilote finlandais, va livrer de superbes batailles, sans coups bas, et va remporter les deux titres devant Michael Schumacher. En 1998 la voiture n'était pas vraiment dans le coup, et en 1999 un accident à Silverstone qui lui cassera une jambe le mettra hors course un long moment. Il y aura eu un respect mutuel entre les deux pilotes durant toute leur carrière.


Schumacher et Ferrari : une parfaite osmose !

C'est finalement en 2000 que le travail va payer, la Ferrari est au-dessus du lot, et Michael s'adjuge enfin le titre pilote pour la Scuderia. 2001, 2002, seront des répétitions pour l'Allemand qui à la fin de cette même année égale le record de titre de Fangio avec 5 couronnes mondiales. En 2003 la concurrence se réveille et Michael est en position de remporter le titre pour la sixième fois sur le circuit de Suzuka, cette fois-ci il y parviendra sans accrochages.

Cependant à la vue de la saison, certains prédicateurs pronostiquaient déjà la fin d'un règne, la saison 2004 rétablira la vérité, Michael et la Ferrari sont en osmose, et le titre est de nouveau acquis, et beaucoup plus facilement que l'année précédente.

Désormais, seul la retraite laisse entrevoir un espoir pour les autres pilotes, mais Michael l'a déjà dit, ce n'est pas pour tout de suite (il n'est que sept fois champion du monde après tout), au grand dam de la concurrence mais au plaisir de nombreux fans, conscients qu'ils regardent une légende vivante, qui sera la référence durant de nombreuses années.

On pourra désormais dire « hé, tu te prends pour Schumacher ! »

Palmarès

O.Jennequin , le 6 novembre 2004.
© Photos :
Ferrari Office press + Divers
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