FRANCOIS CEVERT
Francois Cevert est né le 25 fevrier 1944, décédé le 06 octobre 1972
Les premiers faits d'armes de Francois, se situent en 1968, lorsqu'il devient champion de France de F3, alors grand espoir automobile francais, c'est avec l'aide de Tecno, qu'il s'engage l'année suivante en F2.
Le point d'orgue de cette saison de F2 est désormais écrit dans les annales, il se déroule lors de la course de Reims, course à laquelle participe également un certain Jacky Stewart.
Durant la course les deux pilotes ne se lachent pas, et à l'abord de la dernière ligne droite, Stewart et Cevert se retrouvent l'un à coté de l'autre, et tel deux chevaliers, ils se lancent un dernier regard, pour voir lequel des deux va enfoncer la pédale d'accélération le premier, avec une fraction de seconde d'avance, c'est le francais qui écrase l'accélérateur, et gagne ainsi le GP de France de F2, sur le circuit Remois.
Un jour que Stewart n'oubliera pas.
Lorsque Ken Tyrell appris le soudain retrait de la compétition de Johnny Servoz Gavin, il demanda conseil à trois pilotes, Brabham, Stewart, et Beltoise, tout trois conseillerent à Ken de choisir le jeune Francais, avec cette phrase de Stewart « s'il y a un champion du monde de F1 francais un jour, il y a de grande chance pour que ce soit Francois Cevert ».
Et c'est ainsi que Francois se retrouva au volant de la March comme coéquipier de Jacky Stewart, dès le GP des Pays-Bas.
Il marqua son premier point, celui de la 6eme place lors du GP d'Italie.
Après cette première demi saison d'apprentissage, où Cevert a su se faire apprécier de l'équipe anglaise, arrivait à grand pas la saison 1971.
Toujours équipier de Stewart, le moment était venu de monter sur le podium.
Cela allait venir au GP de France sur le Castellet, où il termine à une superbe 2eme place, juste derrière son mentor, Stewart, le binome apparait alors en symbiose totale, et est cité très souvent comme l'équipage exemplaire.
Une autre 2eme place en Allemagne, puis une 3eme en Italie (à 9 centièmes de Gethin, 1er), et une 6eme place au Canada.
Puis vint le sacre, dans le nouveau monde, un petit francais, au regard bleu, imposa sa voiture bleue, ce fut un jour grandiose, une superbe victoire, inoubliable, il etait le premier francais depuis Trintignant a gagner un GP.
La France se mettait alors à rever du titre supreme.
Ce fut comme une déferlante, les unes de la presse, la radio, la télévision, Francois était devenu une idole.
Toujours modeste, Francois se pretta de bonne grâce aux interviews, évoquant son métier de pilote, du danger de la F1, il avouait qu'il n'avait pas peur de courir, que celui qui avait peur devait arreter, il disait que la mort était dans son contrat, et on retiendra de lui surtout cette phrase : « le seul héros est celui qui gagne et qui survit, il n'y a pas de héros morts », Francois était alors le héros de la France.
La fin de la saison, marqua la 3eme place generale au Classement pour Francois, ayant ainsi participer grandement aux titres pilote de Stewart et constructeur de Tyrell.
1972, Cevert termine 2eme a Monaco, en Belgique, 4eme en France, puis a nouveau 2eme aux USA. Une année decevante, pour lui et Stewart, année qu'il finira à la 6eme place du classement général avec 15 points (Stewart finit 2eme derrière le Brésilien Emerson Fittipaldi.
Puis vint l'année 1973, année que Francois débute avec une superbe 2eme place en Argentine a seulement 5s de Fittipaldi auquel il livra un inoubliable duel.
A nouveau 2eme en Espagne, puis en Belgique, 4eme a Monaco, puis 3eme en Suede, de nouveau 2eme en France, 5eme en Grande-Bretagne, 2eme au Pays-Bas.
Aucun doute, Francois a désormais l'étoffe d'un futur champion.
En Allemagne, il termine une fois encore 2 eme a seulement 1s de son équipier Stewart, l'anglais dira que Francois ce jour la, pouvait le passer à n'importe quel moment, mais qu'intègre comme l'était le Francais, il ne tenta pas de passer l'anglais, sachant que l'année suivante, serait son année.
Arrive alors le GP des USA, à Watkins Glen, là où Francois eu remporté sa seule et unique victoire, 2 ans plus tot, c'était un samedi 6 octobre, il était 11h54, lors des essais, Francois prenait pour la derniere fois les esses, puis se fut le silence, un silence assourdissant, tout le monde avait compris, ce jour là le petit prince de la F1 est parti rejoindre les étoiles, ce jour la, il y avait un héros mort.
Bilan de carriere :
47 Gp
1 victoire
meilleur classement : 3eme en 1971
Olivier Jennequin , 2004.
© Photos :
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