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Présentation Grand-Prix de Hongrie

13 ème manche, Hongrie (Budapest), 13-15 août avec Michelin

Michelin et ses six écuries partenaires sont de retour en piste ce week-end, après la mini-pause que s'est offerte la Formule Un au début du mois d'août. Le Grand Prix de Hongrie figure au calendrier depuis 1986, lorsqu'il est entré dans l'histoire en tant que première épreuve du Championnat du Monde de Formule Un à se dérouler dans l'ex-bloc de l'Est. Dimanche, cette épreuve aura lieu pour la 19 ème fois.

Tous les Grands Prix de Hongrie se sont disputés sur le circuit de l'Hungaroring, à moins d'une demi-heure de route de la capitale, Budapest. Le tracé a été profondément remanié en 2003, année où Michelin a célébré l'une des plus marquantes de ses 73 victoires en Formule Un. Fernando Alonso (Renault/Michelin) y a mené la course de bout en bout, terminant plus d'un tour devant le premier pilote non chaussé de pneus Michelin, et devenant du même coup le plus jeune vainqueur de l'histoire de la F1. Les sept premières places à l'arrivée sont revenues à des pilotes provenant de quatre écuries différentes équipées par Michelin.

Pierre Dupasquier, Directeur Michelin Compétition

«Le Grand Prix de Hongrie, l'an dernier, s'est soldé par un triomphe spectaculaire pour Michelin mais rien n'est jamais acquis en Formule Un, et nous avons énormément travaillé pour être encore plus compétitifs cette saison. Le circuit de Budapest présente de nombreux défis intéressants. Bien qu'il s agisse d'une piste permanente, elle est nettement moins utilisée que la plupart des autres circuits de Grand Prix.

Ajouté au fait que son environnement est très poussiéreux, les conditions s'avèrent très glissantes au début du week-end, une situation qui change radicalement par la suite. Pourtant, même lorsqu'un peu de gomme s'est déposée sur le revêtement, les pneus sont toujours soumis à de fortes charges, parce que la seule ligne droite est relativement courte et que les voitures sont constamment en virage, par des températures approchant les 50 degrés. Quelque soient les conditions, toutefois, je crois que les efforts consentis par nos ingénieurs permettront aux partenaires de Michelin de bénéficier d'un avantage sur l'un des circuits les plus exigeants d'Europe. »

Pascal Vasselon, Responsable du Programme F1, Michelin

« En terme de vitesse moyenne Budapest s'apparente davantage à Monaco qu'aux autres circuits, mais la similitude s'arrête là. Budapest est en effet assez sévère sur les pneumatiques alors que Monaco autorise les solutions les plus soft de la saison. Jusqu'à l'année dernière le choix pneu relevait ici d'un compromis impossible entre la nécessité d'une bonne qualification- compte tenu de la quasi impossibilité des dépassements - et la constance en course. Le nouveau tracé introduit en 2003 a changé cette donne car les dépassements sont maintenant nettement facilités, comme nous l'avons vu l'année dernière. Nous pouvons alors nous rapprocher des solutions les mieux adaptées pour la course. Les trois gommes retenues se situent maintenant dans la zone medium de notre gamme, avec une nouvelle spécification jamais utilisée en course. Celle-ci a été spécialement développée pour Budapest lors de la dernière séance d'essai à Jerez. »

Le point de vue de l'écurie : Pat Symonds, Directeur exécutif de l'ingénierie, Renault/Michelin

« Budapest s'avère très agressif sur les pneus, non pas en raison d'un virage spécifique, mais parce que le circuit est très sinueux. Mise à part une ligne droite, les pilotes sont sans cesse en train de tourner, d'accélérer ou de freiner, et les pneus ne connaissent aucun répit. De plus, nous réglons les voitures avec beaucoup de charge aérodynamique, afin d'accroître l'adhérence pendant les phases de freinage et d'accélération, de sorte que les pneus subissent également de fortes contraintes longitudinales. Lorsque nous réglons les châssis, notre but est de prendre soin des pneus arrière. Avec autant de phases d'accélération en sortie de virages lents, ce circuit est critique pour les pneus arrière et nous devons prendre garde à éviter des bullages possibles pendant les longs relais de la course.

Michelin a fait preuve d'un niveau de performance extrêmement élevé et constant en 2003, ce qui fut l'un des facteurs qui contribua au triomphe de Fernando Alonso. Notre victoire de Monaco, en mai dernier, souligne la compétitivité à la fois de notre châssis R24 et des pneus Michelin sur les circuits à forts appuis aérodynamiques. Nous avons beaucoup travaillé pour optimiser notre choix de pneus en fonction des fortes chaleurs attendues en Hongrie, et nous allons tout faire pour répéter l'extraordinaire performance de la saison dernière. »

D'après un communiqué Michelin , le 11 août 2004. © Photos :
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