 |
Le Mans 2006 : Yann Clairay
Chaleur dans la fournaise

Le Mans un vraie aventure
Yann Clairay a vécu une première participation aux 24 Heures du Mans mouvementée. A 20 heures 22, l'éclatement d'un pneu l'a projeté violemment contre les rails du secteur d'Indianapolis. Indemne, Yann n'en était pas moins fortement déçu de devoir renoncer si tôt dans la course. Mais cette journée de samedi s'est achevée dans la joie et l'émotion de la remise du Prix Jean Rondeau, remis chaque année à un pilote Français débutant au Mans, jugé particulièrement rapide et méritant.
En régional de l'étape, le Lavallois a une sacrée expérience de. Spectateur aux 24 Heures du Mans, et ce depuis tout petit. En 2001, il avait déjà vécu la course de l'intérieur, en tant que « co-responsable de la propreté des pare-brise » au sein du Paul Belmondo Racing ! « J'ai toujours rêvé d'être au départ de la course, le lieu et l'épreuve sont magiques. La réalité, c'est surtout un circuit fabuleux, pas facile à apprendre, et beaucoup de consignes à suivre pour ménager la voiture et ne pas ruiner les efforts de toute une équipe. Débuter avec le PBR est une chance car je peux compter sur deux coéquipiers à la fois expérimentés, jeunes et sympas. » En effet, Didier André, à qui Yann est habituellement associé dans les courses de 1000 km, participe à ses cinquièmes 24 Heures. Jean-Bernard Bouvet, au départ pour la 8 ème fois dans la Sarthe, remplace Paul Belmondo, forfait suite à sa blessure à la clavicule, mais plus que jamais team-manager.
La belle Courage-Ford n°37 du PBR est qualifiée à la corde de la 9 ème ligne, à la 6 ème place d'une catégorie LMP2 très riche en concurrents de qualité. Didier André prend le départ et commence une patiente remontée. Il est déjà 4 ème au moment de passer le volant à Yann peu après 19 heures. « L'auto était OK quand je suis parti mais il y avait pas mal de trafic en piste. Nous avions prévu de doubler voire de tripler les relais. Je suis rentré au stand vers 20 heures pour remettre de l'essence. Tout allait bien, le comportement s'était un peu dégradé avec l'usure des pneus, mais rien d'inquiétant. Je tenais un bon rythme sans prendre de risques. »
Soudain, à l'approche du virage d'Indianapolis, un endroit particulièrement rapide du circuit, la voiture échappe au contrôle de son pilote et percute les rails de sécurité. « J'ai senti l'arrière décrocher d'un coup. J'ai cru que j'allais rattraper la voiture, mais elle a obliqué vers le mur. J'ai fermé les yeux pour le premier choc, et quand je les ai rouverts, elle est repartie taper une deuxième fois. J'ai encore fermé les yeux jusqu'à ce qu'elle s'immobilise. » A ce moment, le premier réflexe de Yann est d'essayer de repartir, ce dont les commissaires le dissuadent en découvrant un début d'incendie, heureusement vite maîtrisé.
Les images TV permettent de s'assurer que Yann va bien. Deux membres de l'équipe se rendent sur les lieux pour constater les dégâts, et à 21 heures 44, Paul signe la feuille d'abandon. Ainsi s'achève le parcours de la n°37 dans ces 74 ème 24 Heures du Mans. De retour au réceptif du PBR, Yann se détend entre les mains expertes du kiné de l'équipe, avant de répondre aux questions de la presse écrite, radio et TV convoquée pour la remise du Prix Jean Rondeau, matérialisé par une superbe montre TAG Heuer. « Je suis fier de recevoir cette récompense qui perpétue la mémoire d'un ancien vainqueur du Mans, qui plus est constructeur de sa propre voiture. »
Yann retrouvera le cockpit de la Courage-Ford bleue ciel au Nürburgring pour la troisième manche de Le Mans Série, les 15 et 16 juillet prochains.
Communiqué, publié le 6 juillet 2006.
© Photos :
un avis, un commentaire ? Exprimez-vous sur le forum |
|